Lettre aux amis de l'AFS (Février 2021)

15 Fév 2021 Actualités

Au sommaire de cette lettre :

- Le numéro 273 de la revue est paru !
- 4 nouvelles brochures sur le site
- Suite des émissions Catholique et société sur RCF
- Des chiffres que les médias ne vous montreront jamais !

Au sommaire du numéro 273 (février 2021)

Couverture AFS n° 273


RELIGION
 : Deux analyses de l'encyclique Fratelli tutti :
* une première sur son contenu par Louis Arnoul : bannir les frontières, fausse charité universelle, solidarité mondiale passant avant le prochain, définition de nouvelles valeurs, d'une nouvelle religion, ...
* une seconde sur son esprit par Yves de Lassus : texte caractérisé par son manque de transcendance 

HISTOIRE : Deux poids, deux mesures
Réflexions de Charles Darcies à propos du geste du ministre de l'intérieur, Gérard Darmanin, déposant une gerbe au monument aux morts du FLN.

FAMILLE - ÉDUCATION : Éduquer aux libertés par Yves Tillard
      Analyse des 6 phases de l'acte humaine. Étude à l'usage des parents pour mieux éduquer leurs enfants.

BIOÉTHIQUE : Après l'IVG, la pression LGBT : dissuader la dissuasion, par Rémi Fontaine
                         Théorie du genre : maquillage et bricolage, par Yves Tillard

POLITIQUE : Le "Great reset" : une nouvelle étape mondialiste ? par Christian Verdier
Analyse détaillée (18 pages) de la grande réinitialisation du monde envisagée par les élites politiques, à la faveur de la crise sanitaire, à partir du livre de Klaus Schwab, le fondateur du forum de Davos, et Thierry Malleret : Covid-19, The Great Reset, paru en juillet 2020.
                    Maurras : "De la république ... au roi", un long chemin à parcourir . Analyse détaillée (7 pages) par Marie-Pauline Deswarte du remarquable livre de Jean-Baptiste Geffroy sur Maurras.

Pour commander ce numéro, cliquer ICI.
(Version papier : 11 € - Version numérique : 5 €)

4 nouvelles brochures sur le site

Prévenir le divorce dans le coupleArchitecture, idéologie et politique  par Arnaud de Lassus et Yves Tillard
L'architecture urbaine est un art représentant une conception de la société, par ses formes, ses dimensions et les idéologies totalitaires et maçonnique l'ont toujours utilisé dans ce but.

Le capitalisme familialLa révocation de l'édit de Nantes  par Jean de Viguerie
La révocation de l'édit de Nantes abolit la liberté de culte des protestants, accordée malencontreusement par Henri IV en 1598. Justifiée dans le fond, elle fut malheureuse dans la forme.

Mais où sont passés les garçons ?Les croisades  par une équipe de professeurs
Les croisades sont des réactions de l'Église aux attaques musulmanes répétées des Lieux Saints. Elles permirent l'édification du royaume franc de Jérusalem durant deux siècles.

La doctrine sociale de l'Eglise sur la familleRotary, Lion's club..., antichambres de la franc-maçonnerie par Arnaud de Lassus
Le Rotary et le Lion's Club sont des clubs fondés par des francs-maçons ayant pour vocation de servir de vivier de recrutement de la franc-maçonnerie, dont ils sont des antichambres.

Émission Catholique et société de RCF-Vaucluse

Logo de RCFSuite des émissions de RCF-Vaucluse sur le thème Catholique et société, avec la participation de Yann Le Coz, Michel Ducrest et Grégoire Maisonneuve :

Pour retrouver les précédentes émissions, cliquer ICI.

Des chiffres que les médias ne vous montreront jamais !

 La mortalité en France sur 3 ans

Regardez cette courbe. Ne vous rappelle-t-elle rien ?

Courbe 1

Vous ne voyez pas ? Pourtant, le sujet concerné a été l’objet de commentaires incessants durant l’année écoulée. C’est la courbe (on devrait d’ailleurs plutôt dire la droite !) du nombre de décès quotidiens (moyenne glissante sur 7 jours) en France depuis le 1er janvier 2018 pour les personnes de moins de 51 ans. Le nombre de 80 (ligne tiretée rouge) est le nombre moyen de décès par jour. Tout au long de l’année 2020, on ne s’en est pratiquement jamais écarté !

Ce n’est pas possible, direz-vous : où sont les 55 000 morts supplémentaires annoncés avec insistance par tous les médias ? C’est parce que cette courbe ne présente que les décès de la tranche d’âge de 1 à 50 ans. Mais elle est parfaitement exacte et a été construite à partir des chiffres très officiellement diffusés par l’INSEE.

Voici maintenant la courbe pour la tranche d’âge au-dessus de 50 ans :

Courbe 2

Nota 1 : La ligne tiretée rouge est la moyenne annuelle des décès quotidiens. Dans cette tranche d’âge, elle augmente légèrement avec le temps suite au vieillissement de la population.
Nota 2 : La sinusoïde rouge est un phénomène de saisonnalité qui apparaît à partir de l’âge d’environ 60 ans, les décès étant plus nombreux pendant la période hivernale.

On observe très clairement les deux bosses de surmortalité de mars/avril et de novembre/décembre 2020.

La courbe du nombre total de décès indépendamment de l’âge, la seule à avoir été analysée par les médias, est la même que la courbe pour la tranche d’âge au-dessus de 50 ans, mais décalée vers le haut de 80 unités, correspondant à la moyenne des 80 décès quotidiens pour la tranche de 1 à 50 ans.

Le nombre de décès par tranche d’âge

Le nombre total de décès quotidiens n’est donc pas suffisant pour représenter la réalité. Il faut aussi tenir compte de la répartition des décès en fonction de l’âge. Voici cette répartition pour les trois années 2018, 2019 et 2020 :

Courbe 3

Nota : Autour de 75/80 ans, on observe un creux, conséquence du déficit de natalité des années 1940/1945.

L’observation de ces trois courbes conduit à deux conclusions :

  • La surmortalité de 2020 est réelle, mais pas aussi catastrophique que ne l’ont affirmé les médias et le gouvernement.
  • Jusqu’à 70 ans, les trois courbes sont parfaitement confondues, ce qui signifie que, par rapport aux années précédentes, il n’y a pas eu de surmortalité en 2020 pour la tranche d’âge de 1 à 70 ans !

Cette deuxième conclusion est encore plus évidente si on observe la courbe, non plus du nombre annuel de décès, mais des écarts de mortalité entre 2019 et 2020.

Courbe 4

On voit que l’écart par rapport 2019 ne devient significatif qu’à partir de 68 voire 70 ans.
Ainsi, le cumul donne :

  • + 57 436 décès supplémentaires en 2020 pour la tranche d’âge de 66 ans et au-dessus,
  • 1 990 décès en moins pour la tranche de 1 à 65 ans (ceci sans tenir compter les décès des nourrissons de moins d’un an). C’est-à-dire que, dans cette tranche d’âge, malgré le covid, il y a eu moins de morts en 2020 qu’en 2019 ! Pourtant, il y avait un jour de plus, puisque 2020 était une année bissextile.

Ainsi, sur l’année 2020, la surmortalité totale aura été de 57 436 – 1 990 = 55 446 décès, chiffre très proche de celui qui a été commenté par tous les médias, mais sans dire que ce chiffre ne concerne que des personnes de plus de 70 ans.
Certes, il y a eu des décès du covid parmi la population de moins de 70 ans : les médias n’ont même parlé que de ceux-là. Mais malgré tout, en 2020, le nombre total de morts dans cette tranche d’âge a été inférieur à celui de 2019.
Dès lors, quel a été l’utilité des confinements vu que, avec ou sans confinement, la mortalité est restée identique pour la population étudiante ou active ?

Nota : Le chiffre de 55 446 décès pour la surmortalité en 2020 est d’ailleurs à pondérer, car depuis 2004, chaque année, le nombre de décès augmente. En effet, de 519 470 décès en 2004, ce nombre est passé à 613 409 en 2019, soit une augmentation moyenne de 6 262 décès par an. Le nombre attendu de décès pour 2020 était donc de 613 409 + 6 262 = 619 671 environ. Le chiffré réel étant de 668 475, la surmortalité réelle est donc d’environ 48 800 décès.

Courbe 5

L’effet des confinements

L’observation de ce qui se passe au moment de la mise en place des deux confinements est également instructive. Commençons par regarder ce qu’il en a été pour la population active, à savoir la tranche d’âge de 1 à 65 ans, puisqu’on vient de voir que, pour elle, il n’y a pas eu de surmortalité en 2020 par rapport à 2019  :

Courbe 6

Le premier confinement a eu un effet plutôt minime : de 283 décès par jour en moyenne, on est passé par un maximum de 378 décès le 3 avril (345 en valeur moyennée sur 7 jours) pour tomber en-dessous de 260. Cette diminution est probablement due, au moins en partie, au plus faible nombre de morts sur les routes à cause du confinement. Quoi qu’il en soit, par rapport à la moyenne annuelle, la surmortalité pendant le premier confinement aura été d’environ 450 morts, ce qui correspond à une augmentation de 2,8 %.

Le deuxième confinement n’a aussi eu que très peu effet : la surmortalité pendant ce confinement n’a pas dépassé 100 morts par rapport à la moyenne annuelle. Et depuis le début de l’année 2021, le nombre de décès diminue, ceci malgré l’augmentation du nombre de "cas" !

Voyons maintenant ce qu’il en a été pour la tranche d’âge au-dessus de 65 ans :

Courbe 7

Pour le premier confinement, la première conclusion qui vient à l’esprit est que le plan blanc puis le confinement ont eu pour effet d’entraîner une forte augmentation de la mortalité. En effet, l’augmentation de 1 500 à 2 400 décès en seulement trois semaines juste après la mise en place de ces deux mesures, ne peut être une simple coïncidence ou l’effet du hasard. Depuis la mise en place du plan blanc le 6 mars jusqu’à la fin du premier confinement le 11 mai, la surmortalité a été supérieure à 25 000 décès pour la tranche d’âge au-dessus de 65 ans ! Il est vraisemblable que la dégradation de vie dans les EHPAD pendant le confinement est pour beaucoup dans ce chiffre.

Quant au deuxième confinement, s’il semble avoir arrêté une nouvelle augmentation du nombre de décès, il n’est pas arrivé à annuler la surmortalité. Celle-ci a été de 23 000 morts entre le 29 octobre et le 15 décembre. Mais depuis le 12 octobre, date à laquelle elle a commencé à remonter sensiblement, jusqu’au 31 janvier 2021, elle a dépassé les 37 000 morts.

Conclusion

En 2020, le covid a entraîné une surmortalité, par rapport à 2019, d’environ 57 000 morts pour la tranche d’âge supérieure à 70 ans. Et pour la tranche d’âge inférieure, il y a eu moins de morts qu’en 2019. En bref, ce virus est surtout mortel pour les retraités.

Dans ces conditions, pourquoi avoir confiné toute la population active ? Et quel est l’intérêt de vacciner toute une population avec un vaccin non réellement testé et dont on ne connaît pas les conséquences à long terme, alors que seule la population au-dessus de 70 ans semble menacée ?

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